FCO : Le gouvernement doit cesser de gaspiller l'argent public !

Publié le par Confédération Paysanne du Cantal

Hier a eu lieu à Aurillac le 6ème procès d'éleveurs cantaliens pour non vaccination de leur troupeau contre la Fièvre catarrhale ovine en 2008-2009. Ce sont ainsi au total plus de 100 éleveurs du département qui ont été convoqués au tribunal en 6 fois, malgré la relaxe prononcée dès le 10 octobre 2010. Le Parquet a fait appel de ce jugement pour tous ceux convoqués en 2010. Le délibéré du jugement d''hier sera rendu le 11 avril pour ces 59 prévenus.


Le Collectif dénonce l''acharnement de l'Etat contre ces éleveurs qui n'ont causé de nuisance à personne. Il dénonce l'inégalité de traitement des éleveurs dans les différents départements. Il dénonce le gaspillage d'argent public de ces procès à répétition.



Le collectif insiste sur les accidents que de très nombreux éleveurs ont subi sur leurs animaux suite à la vaccination. Ces accidents vaccinaux ont été très largement sous-estimés. De l'avis même du GDS actuellement, il est nécessaire de prendre de nombreuses précautions avant de vacciner, précautions qui n'ont la plupart du temps pas été prises lors de cette vaccination de masse « en urgence » en 2008-2009. Concernant les instances sensées assurer la pharmacovigilance, on peut faire le parallèle avec l'affaire du Médiator® et affirmer que la pharmacovigilance n'a pas du tout fonctionné (ou si peu) pour la FCO.



Ainsi, le gouvernement traine des dizaines d'éleveurs (et même quelques particuliers détenant 3 moutons et ayant fait l'effort de les déclarer) devant la justice, tandis que les responsables de tous les accidents vaccinaux ne sont pas même inquiétés : c'est une erreur de casting !



Le Collectif Cantal pour la liberté vaccinale, à l'instar des autres collectifs de France, demande à nouveau aux pouvoirs publics de s'engager sur cinq points essentiels :

Déclassement de la FCOde la liste des maladies réputées contagieuses en France ;

Abandon des poursuitesengagées contre les éleveurs pour les campagnes passées, le comité de suivi reconnaissant implicitement que la FCO est avant tout un problème d’export ;

Reconnaissance et mise en place de réels programmes de recherche sur l'immunité naturelleet les protocoles « alternatifs » préventifs et curatifs ;

Arrêt de l'obligation de désinsectisation (à nouveau obligatoire depuis le 17 janvier 2011...) qui empoisonne l’environnement et les abeilles ;

Indemnisation par l’Etat des dégâts sur les troupeauxoccasionnés par la vaccination obligatoire et reconnaissance par l’Etat de sa responsabilité concernant les dommages considérables occasionnés chez différents éleveurs soumis à la vaccination obligatoire FCO.



Contacts : Michel Lacoste : 04 71 64 79 82 - Serge Bardoux 04 71 73 44 15 – Hélène Gaudon : 04 71 43 30 50

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