Confédération Paysanne du Cantal
syndicat pour une agriculture
paysanne
et la défense de ses travailleurs
Les négociations interprofessionnelles nationale ont abouti hier à un non accord où industriels et producteurs « ne sont pas partis fâchés », quant à la fixation du prix du lait, reportant les négociations au niveau régional, soit peut-être demain jeudi 6 novembre à Clermont-Ferrand pour l'Auvergne.
La Confédération Paysanne du Cantal n'acceptera aucune baisse du prix du lait. Elle exige :
un prix qui couvre les charges des éleveurs (en hausse de 20%) et qui prenne en compte toutes les valorisations du lait (produits de grandes consommation compris).
le paiement des 27€ / 1000 L de lait dus par les laitieries pour le 2ème trimestre 2008.
C'est possible : si les prix payés aux producteurs et aux laiteries suivaient les même variations que les prix payés par le consommateur, ces deux premiers n'auraient pas connu de telles baisses, comme le montre le schéma ci-contre.
La Confédération Paysanne met en garde les laiteries sur des économies de courte durée. Une baisse du prix du lait signerait la fin de nombreuses exploitations laitières dans le Cantal et il serait suicidaire de penser pouvoir être compétitif avec les producteurs du Grand Ouest. Et où les laiteries se fourniront-elles en lait lorsqu'il n'y aura plus de producteurs laitiers dans le Cantal ? Une baisse du prix du lait signerait donc également la fin de nombreuses laitieries locales. Si les laiteries veulent conserver une économie laitière dans le département, il est indispensable d'instaurer un système durable de travail avec les producteurs, dans l'intérêt de tous.
Au niveau national, le CNIEL et les pouvoirs publics, Ministère, Offices doivent prendre des décisions pour résoudre le problème de fond engendré par des excédents de productions dus aux augmentations du quota national non justifié par des marchés existants. La crise laitière d’aujourd’hui était prévisible suite aux décisions du ministre de l’Agriculture de pousser les producteurs à remplir le quota français. La décision d’augmenter à nouveau le quota de 1 % jusqu’en 2014, prise la semaine dernière au Luxembourg par les ministres européens continue dans la voie de la libéralisation qui a pourtant montré ses limites avec la crise actuelle. Il faut arrêter de déréguler le marché et adapter l'offre à la demande européenne !
Contacts :
Hélène Gaudon, animatrice de la CP15 : 04 71 43 30 50 , confpay15@wanadoo.fr
Alain Lafon, responsable de la commission Lait de la CP15 : 04 71 46 90 44 - 06 07 24 38 13
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