Henri Brichart
CNIEL
42 rue de Chateaudun
75 314 PARIS Cedex 09
Aurillac, le 10 novembre 2006,
Objet : refus d'intervention du CNIEL à la demande de la Confédération paysanne du Cantal
Monsieur le Président,
Le 15 septembre 2006, nous contactions M. Jean-François RAMES, salarié au CNIEL pour lui demander d'intervenir dans le cadre de réunions publiques sur les modes de fixations du prix du lait. Après divers échanges, notamment pour fixer des dates qui conviennent à tous les intervenants, il nous confirmait sa participation le 26 septembre. Cette participation était convenue sur deux demi-journées, les 30 et 31 octobre. Les réunions avaient pour objectif d'apporter une information aux producteurs de lait sur les modalités de fixation de l’évolution du prix par l'interprofession que vous présidez, et à laquelle l'ensemble des producteurs de lait cotisent.
Etrangement, alors que tout paraissait arrangé (M. Rames avait reçu le billet de train que nous lui avions réservé depuis le 3 octobre) et que nous faisions circuler l'information ici, dans le Cantal, à l'ensemble des producteurs via les laiteries, le mardi 24 octobre soit moins d'une semaine avant les réunions prévues, la secrétaire de M. Rames nous a fait savoir que, finalement, ce dernier ne pouvait pas venir intervenir.
Le blocage politique auquel M. Rames s'est heurté alors que, de bonne foi, il nous avait donné son accord pour une intervention (sans doute en relation avec sa direction) est révélateur une fois de plus du mépris dont fait preuve l'interprofession, d'une part pour les producteurs de lait, et d'autre part pour la représentativité syndicale.
L'interprofession que vous présidez au nom des producteurs craint-elle à ce point la transparence sur les accords qu'elle prend soi-disant pour l'intérêt général de la filière, et en ce qui vous concerne pour celui des producteurs ? On serait tenté de le croire puisqu'elle évite, et la confrontation avec ces dits producteurs et le débat contradictoire. Pourtant, il nous semble que lorsque l'on est fort de ses idées, on ne doit pas craindre d'en débattre...
Les producteurs de lait du Cantal ont évidemment été informé de ce désistement de dernière minute et de ses raisons. Ils sauront sans aucun doute en tirer les conséquences qui s'imposent.
Au delà de l'incivilité qui consiste à se désister sans remplacement trois jours avant une intervention prévue depuis un mois, il nous semble que votre réaction témoigne du manque de légitimité flagrant du CNIEL, si flagrant que ses instances politiques le souligne elles-mêmes en boycottant des réunions dans lesquelles elles pourraient exposer le bienfondé de leur décisions en face des producteurs.
Nous vous prions, Monsieur le Président, de recevoir nos salutations les meilleures.
Serge Balthazar
Porte parole
Alain Lafon
Responsable de la
Commission lait 15
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