Les représentants de la Confédération paysanne du Cantal à la Commission Départementale d'Orientations Agrigoles (CDOA) ont décidé de quitter la séance du 13 octobre. En effet, alors qu'habituellement l'administration leur transmettait les dossiers (autorisation d'exploiter, dossiers jeunes agriculteurs, plans d'investissement) à valider lors de la CDOA avec l'ordre du jour de la réunion, elle a décidé que désormais elle ne les enverrait plus qu'en version informatique par courriel.
Pour la Confédération paysanne du Cantal, cette décision n'est pas admissible : d'une part sur les trois représentants de la Conf' à la CDOA, un seul possède internet. Outre le temps de téléchargement des fichiers informatiques en bas débit (cas de la majorité du département encore aujourd'hui), il faudrait aux paysans membres de la CDOA imprimer à leur frais les dossiers ! Quant à faire supporter cette impression à la structure syndicale, il n'en est pas question non plus : les moyens de financement des syndicats agricoles étant ce qu'ils sont, augmenter les frais de fonctionnement et le temps de travail des salariés n'est pas supportable. Ce transfert de charge de l'administration vers les syndicats ne nous convient pas.
Ce nouvel ordre des choses est à rapprocher des modifications opérées dans les instances nationales en ce qui concerne la représentativité : en effet le nouvel Office de l'élevage ne donne qu'un siège sur 7 du collège des producteurs à la Conf alors qu'elle représente 27% des paysans (soit 2 sièges) tandis qu'au sein du nouveau Conseil de direction plénier de l'ONIGC un seul siège est accordé à la Confédération paysanne sur 15 !
A cela s'ajoute (il n'est pas inutile de le rappeler) les modifications qui ont eu lieu en termes de financement des syndicats agricoles en 2003 qui avaient supprimer 500 000 € de subventions à la Confédération paysanne (le montant des subventions devenaient fonction du nombre d'élus professionnels en Chambre d'agriculture et non plus du pourcentage des votes).
La Confédération paysanne ne peut pas faire face aux coûts supplémentaires que l'administration veut lui transférer. Sans compter que les représentants, malgré la théorie et nos demandes répétées, ne sont pas indemnisés dans leur déplacement lorsqu'ils viennent une fois par mois discuter les dossiers.
Confédération paysanne du Cantal
13 octobre 2006
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