Lundi 6 juillet 2009
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Dans le cadre de l'une des 3 caravanes du lait organisées par la Confédération Paysanne, les éleveurs du Cantal
transmettent aujourd'hui aux éleveurs de Haute-Loire un message aux eurodéputés, qui, de relais en relais, leur sera transmis le 14 juillet à Strasbourg, jour de la première session du Nouveau
Parlement Européen.
La situation est
catastrophique pour les producteurs de lait et va empirer si rien n'est fait par les pouvoirs publics. VOUS IMAGINEZ LE CANTAL SANS SES VACHES
? C'est ce qui risque d'arriver dans moins de 20 ans... Ce qui se joue, c'est l'avenir de 2200 producteurs de lait et plus de 800 emplois qui en
dépendent (industries laitières et fromagères, fournisseurs de matériel et intrants agricoles, services publics, etc.), soit plus de 3000 emplois en danger dans le Cantal, un enjeu non
négligeable en ces temps de chômage.
Ce sont les eurodéputés qui vont décider en partie de l'avenir de la PAC, donc de la politique laitière, c'est à
dire de la survie ou non des exploitations laitières du Cantal et d'Europe.
Plusieurs centaines d'éleveurs de la Confédération Paysanne se mobilisent fortement dans de nombreux départements depuis plusieurs semaines, avec efficacité : les premiers résultats sont là :
tout le monde reconnaît la nécessité d'une maîtrise de la production. Le Préfet du Cantal, le Ministre et même FDSEA-JA 15 viennent sur nos positions ! ... avec toujours le bémol du double
discours de la contractualisation entre producteurs et laiteries. Pendant 10 ans, à l'interprofession, les éleveurs (FNPL-FNSEA) n'ont pas réussi à ne serait-ce que maintenir le prix du lait,
sauf lors de la conjoncture de marché très favorable en 2008. Si les producteurs sont laissés seuls face au marché complètement libéralisé, comment pourront-ils avoir plus de poids face aux
laiteries pour obtenir un prix couvrant leur coût de production ? Quel intérêt auront les laiteries à continuer à collecter tous les producteurs ?
On peut pas laisser les producteurs seuls face aux entreprises. Leurs intérêts ne sont pas les mêmes, on le voit
bien en ces temps de crise, et surtout ne visent pas l'intérêt général. La CP considère qu'en plus de l'acte de production, l'agriculture joue un rôle important dans l'aménagement du territoire,
ce qui ne peut être garanti que par les pouvoirs publics.
C'est pourquoi, elle revendique la participation des pouvoirs publics à la maîtrise de la production (quotas
laitiers ou autre système), pour un marché et des prix stables, pour le maintien de paysans nombreux.
Aurillac, le 6 juillet 2009