L’accord du CNIEL n'est pas acceptable !
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Un prix trop bas : Travailler pour perdre de l'argent : quelle profession accepterait ça ?
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Un accord qui ne règle rien sur le fond : quid de la maîtrise des volumes ? Un prix laissé aux aléas du marché va fluctuer bien plus que ne peuvent le supporter les exploitations laitières, malgré toutes les négociations possibles.
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Un accord qui enterre prématurément les quotas en démarrant la mise en place de contractualisations privées.
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Un accord « privé » où la moitié des producteurs ne sont pas représentés : seule la FNSEA/FNPL siège au CNIEL.
Contractualisation ou quota ?
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Laisser se faire des contractualisations entre paysans et laiteries, c'est courir le risque de prix très fluctuants et très bas, encore plus dépendant du marché mondial.
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En 10 ans, la FNSEA/FNPL n'a réussi à "négocier" qu'une seule hausse de prix au CNIEL. Comment moins de producteurs réussiraient-ils mieux à négocier ?
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Le prix du lait est aussi l'affaire des pouvoirs publics s'ils veulent maintenir des paysans nombreux sur tout le territoire et une autosuffisance alimentaire de l'Europe.
Les pouvoirs publics doivent s’impliquer concrètement dans la maîtrise
de la production pour adapter l'offre à la demande européenne
et ainsi garantir des prix plus stables et rémunérateurs.
Nos revendications :
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Maîtriser la production = réduire l'offre au plus vite (car surproduction) :
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geler une partie de la production actuelle ;
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limiter l’attribution des allocations provisoires ;
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réduire le quota européen de 4 à 5% environ pour l'adapter à la consommation
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ces 3 mesures ne doivent pas s’appliquer aux plus faibles références : Ceux qui ont été écartés des attributions de références supplémentaires ne vont quand même pas payer les frais de la surproduction !
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neutraliser l’application du correctif matière grasse ;
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ne pas modifier les règles de sous-réalisation structurelle ;
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geler l’augmentation de quota national de 1%.
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Mieux répartir les volumes : L'allocation historique des quotas en 1983 est aussi indécente que celle des DPU. Un quota par actif semble la mesure la plus juste.
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Mieux répartir les marges dans la filière : le gouvernement doit imposer la transparence des marges et empêcher les distributeurs de profiter de la chute des cours internationaux sur le dos des producteurs, des transformateurs et des consommateurs.
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La CP15 est solidaire avec les producteurs qui bloquent les laiteries. Elle demande l'indemnisation des producteurs qui ont dû jeter leur lait suite à ce conflit, par le CNIEL ou les 30 millions d'euros proposés par M. Barnier.
